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Ière
dynastie
Roi Narmer (Ménès) :
Conquiert toute la vallée du Nil jusqu'à la Méditerranée. Il réunit les
deux royaumes sous les nouveau symbole de la couronne blanche du Sud insérée
dans la couronne rouge du Nord. Abydos devient la capitale sacrée du Dieu OSIRIS,
et le siège du Chancelier de la Basse-Égypte et des dix conseillers de la Haute-Égypte
Héliopolis et Nekheb deviennent des cités sanctuaires. De son règne on dispose
d'une palette votive en schiste (voir infra)
Aha Fonde la ville
de Memphis (Basse-Égypte) et consolide les frontières avec le Sud. Son tombeau
est semblable à un palais à tours.
Ouadj fait une expédition
dans le Sinaï.
Den-Oudimou rend
officielle la fête de l'heb-sed qui met à l'épreuve la souveraineté du pharaon
dans la troisième année de son règne. Exemple de construction en pierre de taille
et couverture en voûte.
IIème
dynastie Capitale Memphis - Progrès du pouvoir
absolu
| Hotepsékhemoui |
| Néb-Rê |
| Nineter (Nétérimou)
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| Ouneg |
| Senedj |
Roi Peribsen réprime
l'insurrection des princes féodaux de la Haute-Égypte et transfère la capitale
à Memphis. Il change la divinité qui l'identifie en substituant Seth à Horus.
Il est enseveli à Abydos.
Khasékhem
Khasékhemoui proclame
culte d'Etat celui d'.Horus, avec le siège du plus important pouvoir religieux
à Héliopolis. Expédition au cour de la Nubie.
Nârmer
est représenté sur une palette votive en schiste. De nombreuses conventions
qui devaient caractériser l'art égyptien ancien durant les trois millénaires
suivants font leur apparition ici. On ne trouve plus ces images éparpillées,
flottant dans un vide sans limites comme sur le fragment de lin et ce ne sont
pas des silhouettes plates, inarticulées. Au-dessus d'elles, Nârmer porte
la couronne blanche de
Haute-Égypte avec le cobra. Il se tient
en une pose qui sera répétée des milliers de fois à travers les âges, avec son
bras droit élevé en l'air, prêt à frapper un prisonnier. Sa taille montre son
importance : Nârmer est plus de deux fois plus grand que son serviteur
qui porte ses sandales et qui se tient sur une autre ligne. La musculature des
jambes de Nârmer est délicatement représentée, probablement en signe
de puissance. A sa droite se trouve un faucon,
symbole du dieu du Ciel Horus qui est également le dieu de la Haute-Égypte
et tient au bout d'un lien le symbole de la Basse-Égypte, comportant six têtes
de papyrus. Chaque élément de la composition a une signification propre. Il
y a sur la palette une ambivalence entre les groupes figuratifs (le roi et les
prisonniers, ou les hommes en fuite au-dessous d'eux) et les symbole picturaux.
Cette ambivalence n'est qu'en partie résolue par l'habileté du sculpteur à les
unifier de façon artistique. La palette devait être comprise comme
l'expression de la puissance de Nârmer sur ses ennemis. Mais,
comme souvent l'art de l'Égypte ancienne, elle est aussi symbolique. Les Égyptiens
étaient moins soucieux de retracer les affaires séculières de l'homme dans un
monde transitoire que de l'«éternel présent», lequel réclamait un langage occulte
de signe et de symboles.
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